ENTRETIEN CROISé

Retrouvez l’entretien d’Antony Thiodet et Pierre-Olivier Matigot pour découvrir ce qui a motivé le passage de Time For Biz à l’Adéenne du Sport.

 

POURQUOI L'ADÉENNE DU SPORT ?

 pour en découvrir un peu plus…

Pierre-Olivier Matigot : La Time For Biz Academy devient donc L’Adéenne du Sport. Peux-tu expliquer à nos lecteurs ce qui a motivé cette transition ?

Antony Thiodet : La période que nous venons de traverser a évidemment des répercussions dans l’univers du sport. Mon avis est que les impacts profonds de ces répercussions perdureront, car elles correspondent aussi à des logiques et évolutions profondes à la fois du marché et de la société en général. Et nous invitent à nous ajuster à ce monde nouveau qui se dessine.

Pierre-Olivier Matigot : Un monde dans lequel le Sport devra reprendre sa juste place, se réapproprier son rôle de ciment social…

Antony Thiodet : Bien sûr ! Parce qu’après plus d’un an à avoir été isolés les uns des autres, nous avons besoin de reconstruire des relations. Or, le sport est avant toute chose un formidable agrégateur de lien social. Bien avant d’être un contenu qu’on monétise.

Pierre-Olivier Matigot : Le sport continue à avoir besoin de moyens pour remplir pleinement ses fonctions. Mais il s’agit de protéger celui-ci des effets pervers de la médiatisation et de la monétisation qui en découle. Cesser de se tromper de combat. Tous les clubs ou presque cherchent LE gros sponsor en basant toute leur stratégie sur une visibilité, une exposition télévisuelle qui, en dehors de quelques clubs de foot, tend à baisser. Alors qu’ils disposent de toutes les valeurs et toutes les armes pour devenir un creuset pour leurs communautés et leurs territoires.

« Faire émerger une nouvelle génération de managers »

Antony Thiodet : Il ne s’agit pas d’oublier ce que nous avons fait depuis cinq ans via la Time For Biz Academy qui a contribué à optimiser les performances commerciales de dizaines de clubs et à intégrer professionnellement plus de 100 jeunes talents. Mais de réaligner ces approches avec les enjeux sociétaux qui se profilent en se convaincant notamment que la plus grande des valeurs du fait sportif, celle dont on peut tirer des richesses, est porté par ses vertus sociales et éducatives. Les baby-boomers que nous sommes, aspirés par la dimension spectacle et voulant nous distancier de l’amateurisme qui régnait dans le sport, avons fini par oublier cette spécificité et cette richesse inhérentes au sport. Mais les nouvelles générations sont en quête d’un sens plus profond que le sport porte justement en lui. Et même le monde de l’entreprise aspire de plus en plus à retrouver un équilibre entre économie et rôle social. Une formidable convergence se présente à nous.

Pierre-Olivier Matigot : Un monde dans lequel le Sport devra reprendre sa juste place, se réapproprier son rôle de ciment social…

Antony Thiodet : Bien sûr ! Parce qu’après plus d’un an à avoir été isolés les uns des autres, nous avons besoin de reconstruire des relations. Or, le sport est avant toute chose un formidable agrégateur de lien social. Bien avant d’être un contenu qu’on monétise.

Pierre-Olivier Matigot : Le sport continue à avoir besoin de moyens pour remplir pleinement ses fonctions. Mais il s’agit de protéger celui-ci des effets pervers de la médiatisation et de la monétisation qui en découle. Cesser de se tromper de combat. Tous les clubs ou presque cherchent LE gros sponsor en basant toute leur stratégie sur une visibilité, une exposition télévisuelle qui, en dehors de quelques clubs de foot, tend à baisser. Alors qu’ils disposent de toutes les valeurs et toutes les armes pour devenir un creuset pour leurs communautés et leurs territoires.

« Une notion de Responsabilité Sociétale de Clubs qui ne doit pas se circonscrire aux seuls enjeux écologiques »

Antony Thiodet : Faire émerger la notion de Responsabilité Sociétale de Clubs, qui ne doit évidemment pas être circonscrite aux seuls enjeux écologiques comme on peut souvent l’observer aujourd’hui. La responsabilité des clubs doit s’exercer bien au-delà. C’est ce que nous enseignent les travaux que nous menons au sein du Lab CMA (Laboratoire des Clubs du Monde d’Après) au sein duquel, accompagnés par ECOCERT, expert de la certification qualité et de la RSE, une dizaine de clubs confrontent des visions très enrichissantes. Nous partagerons largement les conclusions de ce Lab pendant l’automne.

Pierre-Olivier Matigot : Ces considérations sont finalement assez proches de ce que tu as pu mettre en place en diverses circonstances. Je me souviens par exemple qu’à l’ASVEL tu avais été assez disruptif quand tu avais bloqué les recrutements externes jusqu’en U16 – parce qu’il ne faisait aucun sens d’écrabouiller systématiquement la concurrence chez les plus jeunes – et, qu’en parallèle, tu avais lancé une formation destinée à renforcer les compétences des clubs de la région et les collaborations entre pros et amateurs.

Antony Thiodet : Parce qu’il n’y a finalement pas de concurrence entre les clubs en dehors du terrain. Et que les clubs devraient tous privilégier les collaborations plutôt que la compétition féroce qui détruit de la valeur, en fait. En gardant à l’esprit une priorité : le plein respect des hommes et femmes, jeunes et vieux, pratiquants et dirigeants, bénévoles et salariés. C’est la colonne vertébrale de tout. Celle qui pose les principes de co-construction au cœur des enjeux futurs. Celle qu’on doit s’appliquer scrupuleusement aussi au sein de l’Adéenne du Sport.

Pierre-Olivier Matigot : Le sport continue à avoir besoin de moyens pour remplir pleinement ses fonctions. Mais il s’agit de protéger celui-ci des effets pervers de la médiatisation et de la monétisation qui en découle. Cesser de se tromper de combat. Tous les clubs ou presque cherchent LE gros sponsor en basant toute leur stratégie sur une visibilité, une exposition télévisuelle qui, en dehors de quelques clubs de foot, tend à baisser. Alors qu’ils disposent de toutes les valeurs et toutes les armes pour devenir un creuset pour leurs communautés et leurs territoires.

« Revitaliser les fonctions fondatrices de la pratique sportive pour réactiver un cycle de croissance plus vertueux »

Pierre-Olivier Matigot :Le défi consiste donc à inscrire l’action des clubs sportifs dans un temps plus long, les protégeant des errements d’une vision trop court-termiste. Un temps long par lequel les fonctions fondatrices de la pratique sportive pourront être revitalisées. Puis monétiser. Pour réactiver un cycle de croissance plus vertueux. Avec des managers formés à ces principes plutôt qu’à reconduire éternellement ce qui se fait depuis les années 90. 

Antony Thiodet : En espérant que l’Adéenne du Sport puisse contribuer, en toute modestie, à cette nécessaire et vitale transformation. Nous en ferons un accélérateur de transition vers une vision du sport business plus équilibré, plus respectueuse des valeurs du Sport. Et nous nous efforcerons de proposer à nos académiciens une plateforme de plein épanouissement. Tant professionnel que personnel. Parce qu’évidemment de l’épanouissement personnel dépend la performance professionnelle. Et je suis impatient sur ce point d’expérimenter le parti-pris que nous avons retenu : Privilégier une forme de reconnexion à la Nature, à l’essence des choses !

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